Arboriculture

Bienvenue sur EcophytoPIC :

Vous êtes ici

En région

Retrouvez les bulletins de santé du végétal (BSV) de votre région

Connaissance et maîtrise de la bactériose du noyer


Document


Actualité publiée le : 01/05/2011 Relié aux rubriques : Les bioagresseurs Source : Point sur les maladies et ravageurs / Auteur : Ctifl Références : Num 1

La bactériose est la principale maladie du noyer et sévit régulièrement sur le verger français. C’est une maladie ancienne, endémique c’est-à dire présente dans toutes les zones de culture du noyer. La bactérie responsable Xanthomonas arboricola pathovar juglandis (Xaj) peut attaquer tous les organes en croissance : feuilles, rameaux, fleurs femelles, chatons et fruits. Même s’il ne s’agit pas d’une maladie de dégénérescence avec mortalité des arbres, la bactériose est un problème majeur pour les producteurs de noix. En effet, l’ampleur des attaques sur fruits peut occasionner parfois plus de 50 % de perte de récolte. L’intensité des attaques s’est accentuée pour plusieurs raisons : intensification de la conduite, implantation de verger parfois dans des sols peu favorables, l’évolution de la résistance de souches bactériennes au cuivre… La maladie a été observée pour la première fois en 1890 en Californie (États-Unis) sur des arbres importés de France. La bactérie responsable fut isolée et décrite par Pierce en 1896. Sa présence en France fut reconnue tardivement par Wormald en 1931. Toutes les espèces du genre Juglans peuvent être infectées par la bactérie Xanthomonas arboricola pv. juglandis, mais l’intensité des attaques est variable selon les variétés, les conditions climatiques et de culture. Le noyer noir Juglans nigra est le plus tolérant à la maladie. Le noyer blanc Juglans cinerea et le noyer cendré juglans sieboldiana sont peu sensibles à Xaj tandis que Juglans regia est le plus affecté. Il semblerait que Xaj soit incapable de provoquer des dégâts sur d’autres plantes hôtes que les noyers mais il n’est pas impossible que les bactéries survivent de manière épiphyte sur certains végétaux.